Le Comité Awoulaba Côte d’Ivoire (CACI) a organisé, samedi, à Bouaké (379 Km au nord de d’Abidjan ), la demi-finale nationale de Awoulaba 2015, marquée par le repêchage de trois candidates parmi les 14 meilleures Saraman (1ères dauphines), issues des présélections précédentes pour accompagner les 15 Awoulaba régionales déjà connues à la finale nationale de ce concours.

Elles seront 18 reines de la beauté africaine à s’affronter le 8 août prochain à la salle « François Lougah » du palais de la culture d’Abidjan, en présence de la 1ère dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara et des ministres de la culture et de la francophonie, de la famille, de la femme et de l’enfant et celui du tourisme.

Pour le président national du CACI, Jonas Lagoh, Awoulaba est une contribution à la promotion de la culture et de la valorisation des canons de beauté sur les bases des valeurs africaines. « C’est notre contribution à l’édification d’une Côte d’Ivoire réunie et consolidée » a-t-il expliqué.

Pour sa part, le chargé de la communication du CACI, Arsène William Gohiba, pense que : « Awoulaba fait parti du patrimoine culturel ivoirien et même africain car c’est une tribune de célébration des valeurs qui tiennent compte des aspirations des africains que nous sommes ».

« Ce concours ne dénude pas la femme, il la met plutôt en valeur à travers les tenues traditionnelles qu’elle arbore lors de son passage sur le T. « En Afrique on a toujours tenu compte de la pudeur, donc pas de tenue olympique dans la concours Awoulaba » a-t-il réitéré. Jugeant cette règle « d’effet positif » vis-à-vis de la morale africaine.

« L’utilisation des corticoïdes (produits éclaircissants), des rouges à lèvre ou autres produits de beauté de fabrication étrangère à l’Afrique ne sont pas autorisés pour les participantes à ce concours » a fait remarquer M. Gohiba.

Citant plusieurs produits de substitution, telles que les huiles essentielles connues de toutes les grand-mères dans les villages africains. « Regarder nos sœurs du Mali, elles avaient une technique pour se noircir les gencives afin de faire ressortir la blancheur de leurs dents. C’est toutes ces valeurs de notre patrimoine culturel que nous voulons faire revivre à travers le concours Awoulaba » a-t-il conclu.

Pour Gisèle Yao Kan, l’Awoulaba 2014 de la région de Gbêkê (Centre-Nord),  » participer à ce concours m’a permis en tant que femme en chair, de comprendre que le cliché occidental qui veut que la femme soit mince et grande pour se sentir belle n’était pas vrai ».

« Depuis ma participation à ce concours je me sens aussi belle, malgré ma corpulence et cela est à mettre au profit des organisateurs de ce concours qui ont compris que la beauté africaine n’a pas les mêmes critères que chez les occidentaux » a-t-elle souligné.

Cependant, selon Mme Yao, l’absence du soutien des ministères de tutelles et des sponsors enlèvent à ce concours « toute la gloire » dont il aurait pu se targuer.

« Au sortir de ce concours, l’Awoulaba doit être en mesure de se prendre en charge et pourquoi pas, avec la clé d’un atelier de couture ou de coiffure ou même d’un magasin de pagne » a-t-elle rêvé.

Le concours Awoulaba dans sa conception, prend en compte dans ses fiches de notation, des critères de beauté de trois grands groupes ethniques de Côte d’Ivoire, à savoir : « de belles jambes et une brèche entre les dents pour le peuple Krou (Ouest), « de belles fesses bien harmonisées » chez les Akans (Sud, Centre, Est) et enfin « un cou strié » chez le peuple malinké (Nord).

Awoulaba est une pratique culturelle en pays Akan, qui célèbre la femme plusieurs mois après un accouchement. A cette occasion, l’Awoulaba (la nouvelle mère) qui a été entretenue et engraissée pendant 4 ou 5 mois fait une sortie officielle pour présenter son bébé à la communauté.
Sources : live.ci


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